L’orvet Fragile

Reptile

Orvet fragile

Anguis fragilis Linné

Il n’a pas de patte, est couvert d’écailles, se déplace par reptation… Et pourtant, ce n’est pas un serpent ! Rencontre avec le très discret orvet fragile.

Un lézard déguisé en serpent

L’orvet est parfois surnommé ‘le serpent de verre’ car il à la faculté de se séparer de sa queue comme le font les lézards en cas de DANGER.

Cette étrange faculté est appelée autotomie, un subterfuge qui ne fonctionne qu’une fois, la queue repousse mais plus petite et ne peu plus tomber. Malgré son apparence ressemblante au serpent, il est bel est bien un lézard.

Contrairement aux serpents, l’orvet, d’aspect général lisse et brillant, possède une petite tête peu distincte du corps, des écailles dorsales et ventrales de taille semblable (tandis que le ventre des serpents est couvert par une seule rangée de grandes écailles), des paupières mobiles (alors que les yeux des serpents sont protégés par une paupière transparente fixe).

L’orvet est également moins agile que les serpents, et bien qu’il se déplace comme eux par reptation, il est plus lent.

Bien qu’il soit répondu en Europe il fait partis d’un des reptiles les moins connus biologiquement.

En effet il est très discret, il aime les tas de pierres, des tas de bois mort ou même sous des taules, des bâches ou l’humidité, la chaleur est des proies s’y trouvent (limaces, vers de terre mais aussi des cloportes, araignées et larves d’insectes).

Il fréquente de nombreux milieu, prairies, gazon, haies, prés humide, talus, lisières de forêts et bois clair. Comme on peu le voir, il préfère les endroits humide mais ça arrive qu’on le retrouve aussi dans les landes sèches ou éboulis rocheux.

C’est un semi-fouisseur, c’est à dire qu’il va passer la majeur partis de son temps dans la strate herbacée (dans votre gazon si il est tondu haut, ou sous les grandes herbes dans les prairies), mais aussi sous-terre.

Habitudes et naissance de l’orvet

L’orvet se déplace peu de son endroit de vie et n’a pas un sens du territoire exacerbé. D’octobre à Mars il passe la mauvaise saison dans un abri hivernal, qu’il peut partager avec ces congénères ou même d’autres lézards et amphibiens.

Mai à Juin c’est la saison des amours et donc de reproduction, un accouplement peut durer plus de 20h, et souvent procéder de combat entre mâle comme dans beaucoup d’espèces animal. Quelques mois plus tard d’Août à Septembre les femelles pondent entre 6 et 12 œufs. L’orvet et donc une espèce ovovivipare : les œufs sont incubés dans le corps de la femelle. Après les ponte les jeunes sont autonome.

Peu connu, probablement menacé

En raison de sa discrétion, les informations sur l’évolution des populations d’orvet sont peu nombreuses. Elles semblent toutefois en déclin, pour de nombreuses raisons ayant principalement trait à la destruction de son habitat : comblement des carrières, intensification des pratiques agricoles (mise en culture, arrachage des haies…), urbanisation, fauchage (bords de route, jardins, prairies…). En conséquence, l’orvet est protégé, en France (comme tous les reptiles et amphibiens) et en Europe.

C’est pour cette raison que je compte bien continuer mon combat et de ramener toute cette faune et biodiversité dans les jardins. Ce ne sont pas des nuisibles, ni mauvais, ni méchant. Ce sont des alliés de nos jardins, comme dit précédemment ça mange des limaces donc allier de nos potagers. Comme l’orvet d’autre espèces sont en déclins et je vous partagerai comme lui une petite fiche pour mieux le connaître.

A bientôt pour de nouveaux articles !